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« CNews aura fait perdre la tête à tous les médias » : Pascal Praud règle ses comptes

  • Face à la pétition réclamant le retrait de la fréquence TNT de CNews, Pascal Praud a vivement dénoncé les critiques visant sa chaîne.
  • Dans une séquence particulièrement offensive de L’Heure des pros, le journaliste s'en est pris aux prises de position d'Adeline François, d'Alain Jakubowicz et de l'historien Laurent Joly, accusant certains de ses détracteurs de pratiquer une forme de propagande plutôt que du journalisme.
« CNews aura fait perdre la tête à tous les médias » : Pascal Praud règle ses comptes
« CNews aura fait perdre la tête à tous les médias » : Pascal Praud règle ses comptes

La polémique autour de CNews a pris une nouvelle dimension avec une pétition réclamant le retrait de sa fréquence TNT. Selon les chiffres évoqués dans un éditorial diffusé sur RTL, le texte avait recueilli plus de 673 000 signatures, relançant la question d'un éventuel débat à l'Assemblée nationale.

Face à la pétition réclamant le retrait de la fréquence TNT de CNews, Pascal Praud a vivement dénoncé les critiques visant sa chaîne. Dans une séquence particulièrement offensive de L’Heure des pros, le journaliste s'en est pris aux prises de position d'Adeline François, d'Alain Jakubowicz et de l'historien Laurent Joly, accusant certains de ses détracteurs de pratiquer une forme de propagande plutôt que du journalisme.

Une pétition contre CNews qui enflamme le débat médiatique

Mais au-delà de la pétition elle-même, c'est le traitement médiatique de cette affaire qui a provoqué la colère de Pascal Praud.

Sur le plateau de L'Heure des pros, le présentateur a choisi de diffuser plusieurs interventions de personnalités ayant récemment critiqué CNews. Et sa réponse a été particulièrement virulente.

« Ce n'est pas du journalisme, c'est de la propagande perverse »

La première cible de Pascal Praud est Adeline François, journaliste sur RTL, dont il a diffusé un éditorial consacré à la pétition.

Dans cette intervention, la journaliste rappelait les sanctions administratives prononcées contre CNews, tout en exprimant son opposition à une fermeture de la chaîne au nom du pluralisme démocratique.

Elle soulignait notamment que les téléspectateurs de CNews constituent un public qu'il serait illusoire de vouloir faire disparaître en supprimant une fréquence.

Mais certaines de ses formulations, notamment l'évocation d'une possible « bulle cognitive nauséabonde », ont suscité une réaction particulièrement vive de Pascal Praud.

« Ce n'est pas du journalisme, c'est de la propagande perverse. Le journalisme et la propagande, c'est pas la même chose », a-t-il lancé.

Le présentateur reproche à sa consœur de présenter les téléspectateurs de CNews comme un public enfermé dans ses peurs, mais aussi de suggérer, selon son interprétation, un lien entre la progression de la pétition et un attentat raciste.

Il dénonce une « perversion intellectuelle totale », tout en précisant avoir échangé directement avec Adeline François et conserver de l'estime pour elle.

Alain Jakubowicz directement interpellé : « Venez demain ! »

Pascal Praud s'est ensuite tourné vers Alain Jakubowicz, ancien intervenant de CNews, après ses déclarations dans l'émission C ce soir.

L'avocat y expliquait avoir progressivement pris ses distances avec la chaîne, estimant que sa présence pouvait contribuer à légitimer une ligne éditoriale qu'il ne partageait plus.

Il évoquait également certains chroniqueurs qu'il jugeait plus dangereux que Pascal Praud lui-même, tout en appelant les contradicteurs de CNews à accepter davantage ses invitations pour confronter leurs arguments à ceux de la chaîne.

Une proposition que Pascal Praud a immédiatement prise au mot.

« Venez demain, monsieur Jakubowicz, j'attends votre réponse. Venez demain. »

Le présentateur affirme l'avoir invité à de nombreuses reprises et conteste l'idée selon laquelle la chaîne refuserait la contradiction.

Pour Pascal Praud, les critiques formulées à l'extérieur des studios ne correspondraient pas toujours aux échanges tenus en privé ou sur le plateau.

« On devrait avoir honte de débattre de la censure »

Au milieu de cette confrontation, Pascal Praud a également salué l'intervention de Sylvain Berrios, qui s'est opposé au principe même d'un débat parlementaire consacré à l'interdiction d'un média.

« On devrait avoir honte de débattre de la censure », a déclaré ce dernier, avant de défendre la liberté d'expression, y compris pour les médias dont on ne partage pas la ligne éditoriale.

Un argument qui rejoint la position défendue par Pascal Praud, lequel rappelle que l'Arcom dispose déjà de pouvoirs de contrôle et de sanction.

Le présentateur insiste également sur la distinction entre les sanctions administratives visant une chaîne et les décisions de justice concernant personnellement ses journalistes.

Laurent Joly et les chroniqueurs de CNews : nouvelle passe d'armes

Autre séquence particulièrement tendue : la réaction de Pascal Praud aux propos de l'historien Laurent Joly.

Dans un extrait diffusé à l'antenne, ce dernier qualifie certaines personnalités médiatiques de « minables » et critique leur ascension au sein de l'univers médiatique associé à Vincent Bolloré.

Pascal Praud s'indigne de ces jugements, qu'il estime méprisants envers les journalistes et chroniqueurs de sa chaîne.

Il conteste également la représentation d'une antenne exclusivement consacrée aux questions sécuritaires, rappelant que son émission traite aussi de littérature, de cinéma et d'actualité internationale.

« CNews aura fait perdre la tête à tous les médias »

Au fil de l'émission, Pascal Praud élargit sa critique à l'ensemble du paysage audiovisuel.

« CNews aura fait perdre la tête à tous les médias », affirme-t-il, estimant que les réactions suscitées par la chaîne témoignent de la place qu'elle occupe désormais dans le débat public.

Le présentateur va jusqu'à considérer que cette succession d'attaques constitue, paradoxalement, une publicité pour CNews.

Derrière cette nouvelle confrontation se dessine une question plus large : jusqu'où peut aller la régulation d'un média sans porter atteinte au pluralisme de l'information ?

Les opposants à CNews mettent en avant les manquements relevés par l'Arcom et les obligations attachées à l'utilisation d'une fréquence publique. Ses défenseurs alertent, eux, sur les conséquences démocratiques d'une éventuelle disparition de la chaîne.

Une chose est certaine : loin d'apaiser les tensions, la pétition a ouvert une nouvelle bataille médiatique dans laquelle Pascal Praud entend bien faire entendre sa voix.

FAQ

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